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La boucle est bouclée. Celle du Kansai en particulier, de Nagoya à Shirahama, d’Himeji à Amanohashidate, de la Mer du Japon à l’Océan Pacifique, d’une montagne à l’autre.

Celle des rencontres aussi…Tant de visages inoubliables, d’attentions, de patience: finallement, ce sont les acteurs de cette pièce qui me manqueront plus que son décor. Et puis la cérémonie de bienvenue fait place à celle d’adieu dans la même joie (les larmes en plus), l’appartement qui s’était rempli se vide d’un coup. C’est mon coeur que cette boucle serre trop fort.

Rien ne sert de figer sur un blog ces derniers instants que je garde donc pour moi, dont la principale beauté réside dans l’éphémère…Mono no aware. Lulu a déjà fait un bien joli voyage.

Il ne me reste plus que la petite boucle argentée de la ceinture de l’avion à fermer, celle qui mettra un point final à six mois ô combien chers à mon coeur, celle que je serrai bien fort pour emporter tous mes souvenirs avec moi, mais qui ne tirera certainement pas un trait définitif sur mon retour ici… See you soon in France, See you soon Japan.

Les copines de Lulu

Ah, quel tombeur ce Lulu! Deux de perdues (mes fidèles acolytes Fanny et Chris, sans qui le Japon n’aurait pas été ce qu’il est pour moi désormais… See you soon girls, miss you…T_T), deux de retrouvées!

Durant la Obon week (sorte de semaine chômée shinto avec dec cérémonies pour les morts devenus Kami (dieux), d’où un culte des ancêtres encore très ancré au Japon), Lulu a pu recevoir deux invitées d’honneur « from Tokyo »: Keiko, rencontrée cette année sur Poitiers lorsqu’elle étudiait à Paris, et Sayako, que je ne vous présente plus ^^

Session guide touristique au Japon: amusant mais pas si paradoxal… rares sont les japonais qui prennent le temps de voyager dans leur propre pays. Au programme avec Keiko: (re) visite du Kinkaku-ji, le pavillon d’or au nord-ouest de Kyoto, ballade dans l’immense domaine du Daitoku-ji, composé de 22 jolis temples annexes dont le Daisen-in et son fabuleux jardin zen (raaaah, il t’aurait plus celui-ci Fifi!), shopping a Gion et okonomiyaki, spécialité du Kansai qui ressemble a une galette de légumes où vous ajouter tout ce que bon vous semble…miam,miam,miam! Journée innoubliable -une de plus.

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Retour à Kyoto, mais cette fois-ci avec Sayako pour une journée en yukata (j’en profite vite vite vite avant mon retour!!! ^^ pas sûre que ça passe très bien dans les rues de Poitiers…) : (re) visite du Sanjusangen-do et ses mille statues de Kannon et 28 de gardiens bouddhiques, détour par le Chion-in où se tenait des cérémonies pour l’Obon et une fois la nuit tombée, direction les toits de Kyodai, l’université principale de la ville (la deuxième du Japon), avec Alan, un compatriote en stage (que nous avions recontrées lors de l’ascension du Fuji), pour admirer le festival du Daimonji durant lequel les monts autour de Kyoto se parent de 5 kanji géants enflammés. 

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Le lendemain, direction Nara, où nous avions déjà passé la soirée, deux jours auparavant, pour admirer le Todai-ji éclairé (puisque le festival du Tokae, durant lequel le parc de Nara se recouvre de lanternes, était déjà fini… des milliers de vraies lanternes, à allumer chaque soir et enlever trois heures plus tard: le Japan style, ou comment garder un taux de chômage des plus bas… ^^). Après un ptit coucou aux shika (jvous en ramenerai bien un ds l’avion tellement ils st kawaii, s’ils n’étaient pas sacrés évidement…), visite du très joli jardin d’Isuen et son musée de la céramique (où tu passes ton tps à essayer de comprendre comment 1000 ans après un bol en terre cuite ne s’est pas encore transformé en poussière…) où Lulu profite du décor autour d’un bon bol de matcha. Fin de journée, petit détour par Osaka, avec (re) dégustation de takoyaki, et déambulage dans Shinsaibashi -toujours aussi…coloré… ^^

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Fin de belles histoires vécues ici: j’ai enfin pu remercier Sayako une dernière fois pour toute son aide, sa patience, sa gentillesse à mes débuts de gaijin, et revoir ma très chère Keiko. C’est amusant de faire visiter le Japon à des japonaises… On se rend compte qu’on a progressé, et que ces paysages, là devant vous, ceux qui vous paraissaient si insaisissables, étrangers, inconnus, sont devenus vôtres, et à jamais. Un peu comme quand on se sent chez soi…

 

Sur le dos du Dieu Fuji…

Le plus beau et le pire des souvenirs sera sans doute celui-ci. Jamais aussi proche des étoiles, a cheval sur le dos du dieu Fuji. Jamais aussi proche de la mort non plus. Et pour tout ça, le « je » sera de rigueur (pffff… trop facile pour Lulu l’ascension en sac-à-dos!).

Il y a quelques tps, Athapol, mon collègue, sempai (version japonaise du tuteur, sorte de maître envers qui vous avez toute une trimbalée de droits et devoirs, et réciproquement) et ami Thai au labo, avait proposé une alliance Franco-Thai en nous invitant avec les filles a rejoindre leur troupe pour aller grimpatouiller sur le Mont Fuji (maître du panthéon des montagnes sacrées shinto, volcan de 3776m qui la dernière fois qu’il s’est reveillé, en 1707, à plonger le pays dans la nuit trois semaines durant… ^^) et y admirer le lever du soleil. Après s’être renseignées sur les sites internet et nos guides, et avoir découvert qu’il s’agissait plus de marche que d’escalade en prenant le chemin le plus facile, nous voici parties en compagnie d’une vingtaine d’étudiants thaïlandais déjantés (ça fait du bien de s’échapper de la timidité nippone!!!) pour un trajet de 7h vers le Fuji-yama.

Arrivés vers 15h, nous montons en bus jusqu’au palier 5 à partir de Gotemba St., à déjà environ 1500m d’altitude (toujours ça de moins a faire pour la fainéante que je suis ^^). Le dieu est encore dissimulé derriere sa carapace de nuages, plus pour lontemps… 18h, c’est parti! Il nous faut seulement quelques minutes pour atteindre le palier 6, et se rendre compte rapidement que le sol est plutôt particulier: de la roche volcanique réduite en gros grains, qui s’enfoncent de 20cm à chaque pas. La nuit tombe, le ciel se dégage. Le désert noir s’illumine peu à peu de centaines de contellations et d’étoiles filantes, avec en premier plan la grande Ourse chevauchant le cratère. A terre, d’autres astres: les randonneurs armés de leur lampes torches forment le long du chemin sinueux et pentu une ribambelle de petites lucioles en pélerinage. Au loin, les hanabi des lac environnants. Et un silence d’or, où seul le bruit des pas dans ce sable noir et les chants thai résonnent.

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Mais déjà l’oxygène commence à manquer. Le froid, d’abord agréable en contraste aux fortes températures ce mois-ci, devient glacial à chaque pause que la pente entre 30 et 45° nous oblige à faire toute les dix minutes. La fatigue aussi se fait sentir, puisque mauvaise organisation, nous n’avons pas dormi depuis déjà 36h. 2000m, 2100m, 2200m… et toujours pas l’ombre d’un palier ou d’un refuge. On distingue des lumières, mais qui ne semblent nullement se rapprocher au fur et à mesure de notre ascension. Les groupes se sont déjà scindés, et nous finissont avec Fanny et Athapol par retrouver Chris que nous avions perdu depuis déjà 2h (et qui croyait que nous la suivions), complètement congelée -puisque je portais le sac-à-dos contenant ses affaires. Minuit… la pente est bien sûr en exponentielle, plus de 6h que nous marchons, toujours pas de refuge, et maintenant de nombreuses roches viennent piéger le sable. Un pas en avant, un demi en arrière à cause de notre propre poids s’enfonçant. Fanny à la nausée (manque d’oxygène, fatigue), nous manquons d’eau et de nourriture et toujours pas d’arrêt possible faute de mourir de froid. Mais qu’est-ce que c’est que ce binz! 7h à marcher en plein désert, pas de secours possible en cas de problèmes! Et dire que le Japon souhaite voir ses chemins au patrimoine mondial… (Remarquez, question sécurité, c’est très japonais: pas plus de hottes dans les labo de chimie du Naist que d’étapes ici). Mes jambes flagellent, j’ai très mal à un molet-ce qui me vaut de marcher sur la pointe d’un pied déjà depuis un bon moment- je ne sais plus comment je continue à avancer, si ce n’est grâce à la lumière au loin qui me dit qu’un gîte nous attends plus haut… Erreur! quand nous finissons après 8h de marche à atteindre le fameux palier 7, le gîte -aux allures de camp de concentration- est réservé… a ceux qui ont réservé. Et pas mieux pour l’eau et la nourriture. Mais impossible d’aller plus loin, plus aucun de nous 4 n’a de force, alors nous devons rester là a attendre le soleil se lever- non plus pour la beauté du spectacle, mais pour rechauffer nos muscles endoloris.

Quand 2h plus tard le soleil se lève, la vision reste tout de même idyllique à 3100m, identique à celle du sommet: une aurore aux millions de couleurs sur un ciel bleu azur dans un océan de nuages cotonneux. Après avoir discuté avec un des japonais qui nous avait pris en pitié -sans pouvoir pour autant faire quoique ça soit-quand j’ai passé un savon (en français ^^) au papy responsable du gîte qui ne parlait pas anglais et refusait que l’on mette Fanny au chaud alors qu’elle continuait à vomir, il s’est avéré que nous avons malencontreusement pris la route la plus longue et la plus difficile menant au sommet du Fuji (qui aurait d’ailleurs nécéssité 4h de plus pour y arriver…Non merci). Plus de temps à perdre, le soleil commence déjà à chauffer fort, il faut redescendre rapidement. Heureusement, nous mettrons seulement 4h à descendre (mais pas assez pour éviter de douloureux coups de soleil), et cette fois-ci, le sable sert d’amortisseur pour chaque saut sur les 45° de pente… Mais Athapol aura besoin d’aller à l’hopital le soir même, pour un de ses genou, et Chris en ressort avec une déchirure des ligaments à l’aine. Pas mieux pour les autres Thai -qui ont eu le courage de monter au sommet, ou au palier 8- presque tous malades ou souffrants. Un bon onsen salvateur après ça, et pour Fanny, Lulu et moi direction Hakone pour dormir (enfin!!!) et visiter le lendemain.

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De quoi méditer l’adage japonais: les sages font l’ascension du Fuji-san une fois dans leur vie, seuls les sots la font deux fois.

 

Qu’il est beau mon Hanabi!

… et pas qu’un peu ma bonne dame! Pas de doute, on est bien dans le pays de l’excellence, même en matière de feux d’artifices. Vivement dans peu de temps que je puisse vous montrer tout ça sur video!

Le lundi de notre semaine Kansai étant un jour férié, nous en avons profité pour nous rendre à Nagoya, plein est de notre région. Après pas mal d’heure de train, nous voici arrivés dans la 4eme ville du Japon, qui vit naître deux des trois shogun qui ont unifié le pays. Nagoya fût pratiquement rayée de la carte lors des raids aériens de la WWII (facile de bousiller un patrimoine quand on en a pas la notion…), ainsi les vestiges associés à ses grands guerriers n’existent plus. Mais heureusement, et comme à chaque fois que notre unique plan consiste à n’en faire aucun, les trésors de la ville sont venus à nous, à commencer par le musée du Kyogen-No (sorte de théatre mimiesque chanté… ou articuler d’une lenteur à mourir de rire -ou à s’endormir, comportement typiquement japonais). Puis direction juste à côté au château de Nagoya (et un de plus!) qui, bien que moins impressionant que celui d’Osaka et moins authentique que l’ Himeji-jo, reste très interessant, de part son musée intérieur, intéractif du style celui de Tokyo-Edo visité cet hiver (oulala, ça passe sacrément vite…), d’où on s’est une fois de plus fait jetés à 16h30… mouarf… Allez hop! Direction le Matsuri en l’honneur de ce jour dédié à la mer!Tout le monde dans le métro bondé, entre demoiselles en yukata et sumo (période des tournois à Nagoya… dommage que le prix soit si élevé…), et direction le port pour un défilé de milliers de personnes dansants et d’une vingtaine de chars- Gion Matsuri, mais en plus vivant! (pb de la mentalité Kyotoïte sans doute) Et puis 19h, il fait enfin nuit, c’est le début du Hanabi, et là surprise! Primo, c’est par session de 5 min et ce pendant 2h, avec du blabla avant et après pdt les 3 min d’intervalle… et deuzio, c’est le bouquet final à chaque session! Même mieux! Allez donc trouver en France des feux d’artifice en forme de pastèques, de bagues ornées de diamant, de smileys, de cube en perspective (si,si, c’est possible ^^)! Et ceux qui emplissent d’un seul coup la moitié du ciel à eux tout seul!!! Bref, un pestacle a vous faire faire des « hiii! haaaa! hoooo! » pendant 2h… Tellement bien qu’il fallait bien que le retour de la revanche du dieu des transports arrive: pas moyen de rejoindre la station à 500m de là, bondée par les quelques millions de badauts venus. Les trains finissant vers 23h, vous aurez vite fait de comprendre comment après une semaine sans vrai sommeil on s’est retrouvés à l’autre bout du Kansai dans une station paumée à dormir sur les bancs grouillant de moustiques (youpi) après avoir loupé notre correspondance… Jvous laisse imaginer nos têtes en arrivant au labo le lendemain matin…

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Allez, même pas peur, on remet ça la semaine suivante, avec le Tenjin matsuri d’Osaka, le festival vieux de plus de 1000 ans regroupant le plus de monde au Japon, dédié au dieu patron de l’étude et des arts Tenman Tenjin (enfin je crois… parce que côté dieu, le shintoisme est assez compliqué…). Le hanabi fut moins impressionnant, sans doute parce que nous n’étions pas si bien placés, mais la descente animée des bateaux sur la rivière et les nombreuses échoppes sur le bord de l’eau sont idéales pour se plonger dans l’ambiance chaleureuse d’Osaka. Et on comprend aisément grâce à leur esprit communautaire et « bon-enfant’ comment ces nombreux matsuri ont pu traverser les siècles…

Une fois n’est pas coutûme: le coup de « Mo! » du jour!!! Envers la poste japonaise: une 20taine cartes (et autres) envoyées il y a un mois toujours pas arrivées… Snif…

 

Kansai, pays des merveilles (2)…

Suite de nos palpitantes (au moins ça) péripéties dans le Kansai ! A peine revenus de notre périple dans la péninsule de Kii, direction le mercredi soir à Kyoto, veille de la parade du plus grand festival traditionnel du Japon, le « Gion Matsuri ». Et hop, tout le monde en kimono ! « Alooooors, c’est comment de porter un kimono ??? »… Lourd… D’autant plus que ce n’était pas des yukata… Pis l’animal ne se laisse pas facilement dompter : y’a l’art et la manière, surtout pour nouer le obi (merci aux collègues du labo). Par contre on comprend tout de suite pourquoi les ptites mamies japonaises se tiennent droites comme des I ! Pire qu’un corset ! Brouef… Revenons au festival : près d’un kilomètre de rues piétonnes bordées d’échoppes en tout genre et des lanternes rouges, des milliers de personnes en yukata avec des granitos couleurs fluo dans les mimines, une ambiance digne des fêtes de Bayonne (bon j’exagère, ça reste le Japon quand mm…),  rien à voir avec les précédents festivals suivis ici ! Et ça tombe bien, parce qu’on y retourne le lendemain ! (à bas les trains qui finissent à 23h !!!) 

Jeudi : parade du Gion Matsuri, avec des dizaines de gigantesques chars en lente procession, débordant à ras-bord de musiciens, danseurs, porteurs, sous un soleil de plomb… Et bien sûr beaucoup beaucoup de monde dans les rues. Du coup, la meilleure fuite pour éviter chaleur et bousculade restera le shopping, Kyoto étant la spécialiste dans les boutiques de « japonaiseries » en tout genre. Et hop, un yukata de plus… (tiens, ça me donne une idée de jeu ça…)

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Vendredi : deuxième partie de notre aventure « quand on aime Nissan, on ne compte pas » : après s’être assuré que cette fois-ci notre nouvelle location n’avait AUCUN problème de batterie, direction le nord du Kansai ! En on commence par mon coup de cœur, bien à l’abri des foules de touristes : le village d’Uji (souvenez-vous, celui qu’on a loupé une semaine auparavant entre Nara et Kyoto…vengeance, gniark !!!). Réputé pour son thé vert (sans doute le meilleur du Japon, et je confirme), mais aussi pour son célèbre temple, le Byodo-in, que tous les japonais connaissent car… au dos des pièces de 10 yens. Magnifique temple bouddhiste, qui a surtout le fabuleux avantage de posséder un somptueux musée, le meilleur jamais vu jusqu’ici, au niveau de la mise en valeur des trésors nationaux. Dommage qu’il y ait trop peu d’explication en anglais (et encore moins en « bêêêh »^^). Cérémonie du thé sencha, visite du temple, « aisu kurimu » au thé, dégustation de thé matcha, visite des ateliers de séchage ou broyage (après avoir sympathisé avec le gérant d’un magasin spécialisé), re-dégustation de thé sencha, découverte de la poterie japonaise… Une matinée parfaite pour les amateurs de l’herbe des sages. Puis on reprend notre fidèle March pour parcourir près de 80kms vers le nord, direction « le pont du ciel », Amanohashidate, côté Mer du Japon. Un des 3 plus beaux paysages du Japon. A défaut d’avoir pu en profiter le jour même (puisqu’arrivés vers 20h et que le soleil avait déjà disparu depuis un bon moment), perdu en pleine campagne nippone, nous voici atterris dans une petite gargote de trois tables où un gentil  super papi-cuisto-serveur-plongeur (mais qui ne parlait pas anglais) à bien voulu de nous. Et même mieux : nous qui avions juste commandé un plat de pâtes, nous voici avec en plus des épis de mais, de la soupe miso, du thé, des glaces, sans rien avoir demandé… D’autant plus qu’il a évidement refusé qu’on paye tout ça. Alors nous avons finalement réussi à rassembler nos euros pour lui donner une collection des pièces françaises (première fois qu’il voyait des euros), et pris une photo souvenir…  Je ne me souviens plus qui de lui ou de nous étaient les plus émus, mais nos cœurs étaient emplis d’une mélancolie commune lorsqu’il est resté, seul, nous dire au revoir sur le palier de sa porte alors que nous nous éloignions…  Une belle journée.

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Samedi : malheureusement, il est des rencontres beaucoup sympathiques , surtout quand elles vous harcèlent  à 4h du mat’ ! Merci au charmant gardien de parking qui nous a délogés à grands coups contre notre vitre de dessous notre arbre (précisons que primo, le parking faisait 20m² sans aucune délimitation ni barrière, et que secundo, les kanjis c’est pas franchement pratique pour deviner si un emplacement est payant ou pas…). Pas grave, on sera les prem’s a prendre le téléphérique pour admirer la tant réputée vue de Amanohashidate, où tout le monde, le popotin en l’air et la tête entre les jambes, essaie de comprendre comment les poètes passé par ici avant on pu voir sur cette bande de terre de 3km et de 20m de large recouverte de pin (encadrée par la mer et les montagnes) le « pont dans le ciel ». Mouais… Comme dirait Fanny, ça parait difficile sans Photoshop… On verra ça au retour, la journée promet d’être longue ! Direction Ohara, pour visiter son célèbre jardin de mousse, le Sanzen-in, et surtout passer trois plombes gaga à s’extasier devant ses ptites statues de pierres toutes potelées appelées Warabe jizo (MoOoOo, trop mimiiiii !!! Ze veux les mêmes !)  Et puis ensuite direction Hikone, côte est du Biwako, où nous avons une heure top chrono pour visiter jardins et château… Mouahaha, tu parles d’un défi, avec deux heures de sommeil et 40°C à l’ombre dans les pattes, les marches du château ont paru bien, bien longues… Pressés par le sempiternel « Ce n’est qu’un aurevoir » version nippone (donc trois fois plus lent) que nous entendons à chaque fermeture de temple ou musée (et croyez-moi, on l’a déjà entendu un bon paquet de fois, étant donné que tout ferme vers 16h30), retour à notre tuture, où pour rentrer à Nara nous avons 2h, pour une prévision « gépéaissométrique » de 3h (pour 60km… vive les limitations de vitesse au Japon… mais où sont les ronds points ???). Arrivés en retard, heureusement nous avions prévenu. Au revoir Marchie, tu nous manquera… Et pas plus tard que le lundi qui va suivre…

p1040658.jpgp1040750.jpg Rendez-vous dans quelques jours pour le dernier post de cette série « passer une semaine dans le Kansai sans vous ennuyer ! » Au fait, Le Grand Lulu dans son extrême générosité vous propose ce ptit jeu inter-post : le juste prix !!! (qui a dit copieur?) Devinez le prix de cet ensemble yukata+obi, et gagner votre yukata !!! Héhéhé, en yens évidement… ^^ Gambatte ! (Christo, Lulu n’a pas oublié ton plat de ramen, t’en fais pas ^^) p1020588.jpg

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