Archives pour mai 2008

Quand on aime…

Si belle Kyoto. La revanche, et la belle… De quoi se régaler durant cette période de festival.

Double excursion vers la capitale de l’Ouest la semaine dernière -fallait au moins ça après voyage interdimensionnel à Oosaka- pour assister à deux des trois plus importants festivals de Kyoto.

Mercredi (comment ça mercredi? T’es pas sensée avoir un stage toi? Quand je vous disais que même mes encadrants m’incitaient au tourisme…^^), première étape: Aoi Matsuri- le festival des géraniums (merci Wiki, parce qu’allez comprendre en explications japonaises qu’il s’agit de géraniums, surtout qd les fleurs sont en papier crepon…). Après quelques frayeurs en taxi -Chaud les gars! C’est pourtant pas NewYork!- et dégustation de pains au chocolat, nous voici fin prêtes à contempler le défilé des centaines de personnes revêtues des costumes traditionnels de l’ère Heian, cavaliers (chic, des zouli chwal ^^), geisha, porteurs, etc. Joli festival, mais festival japonais: vitesse moyenne de 5m/min, une cohue à vous décourager de faire un pas de plus, surtout par 35° à l’ombre… si ombre il y a… Donc sur une journée de défilé de temple en temple, 2h et quelques coups de soleil auront suffit à avoir raison de notre bonne volonté. Petits ms costauds ces japonais!

p1010303.jpg

p1000983.jpg

 

 p1000955.jpg

Et ça tombe bien, Gion n’est pas bien loin. Une belle journée pour flâner ds le quartier traditionnel, se prendre quelques secondes pour une maiko, tomber par hasard sur un groupe de jeun’s jouant du trad irlandais (WOOOOOO !!!) et finir par se retrouver à prendre un verre en compagnie de Chopper dans un salon de 15m² reconverti en bar (Heureux qui comme Lulu…). ^^

p1010123.jpg

p1010340.jpg

 p1010091.jpg

p1010083.jpg

p1010147.jpg

p5150112.jpg

Samedi-Dimanche, on r’met ça, et pas qu’à moitié! Deuxieme étape: Kamogawa odori (danse de la rivière Kamo), un des plus célèbre spectacle des geisha&maiko de Ponto-cho, quartier de Kyoto célèbre pour ses « écoles » de geisha, où se mélange chant, shamisen, danses traditionellles et kimono somptueux (et encore, c’est un mot bien pâle pour les décrire) . Et y’a pas que Lulu pour rester bouche bêêêh dans ce cas! Seul regret, encore une fois: trop de codes auxquels nos yeux d’occidentaux sont insensibles, et si la Beauté est universelle, malheureusement toute la subtilité qui l’entoure ne l’est pas… Et une fois pour toute: non, une geisha n’est pas une prostituée, c’est une artiste! Scregneugneu!

Après ça, notre test du jour (ah ben oui, tant qu’à être au pays du farfelu…): le sento, ou plus autochtonement parlant, les bains publics- aurais-je oublié de vous dire à quel point les japonais adooooorent les bains? Pis ils st nettement moins pudiques que nous… tout le monde à oualpé! (Ptite précision qd même: nos bains n’étaient pas mixte… ms ça existe…). Mise a part qu’on a cru mourir à ptits bouillons ds une eau à 50°, c’est fort apaisant, très bon marché et franchement poilant (c’est le cas de le dire ^^). Prochain test ds le genre: les onsen, sources d’eau chaude extérieures, vivement!

C’est à partir de ce moment là qu’on a commencé, encore plus que de coûtume, d’avoir de la chance à en faire palir un trèfle à 4 feuilles… Puisque le lendemain nous devions rester sur place pour voir le 2eme des plus grands festival de Kyoto, nous avons donc décidé de passer nuit blanche (plus parce qu’ »on est jeun’, on est fun » qu’à cause du coût des transports, avouons-le ^^) dans un karaoke. Avec en plus deux étudiants autrichiens rencontrés sur le chemin (qui nous ont d’ailleurs invitées toute la soirée… Ah, le charme français ^^) et des barmans typiquement japonais et diablement sympathiques, une fine chorale improvisée! Mes chers Gonelles, mes plus plates excuses pour ce massacre vocal… Donc après 5h de Village people, Ricky Martin, j’en passe et des meilleures, nous voici à la recherche d’un endroit calme pour dormir un peu; les berges étant trop fraiches (vive Kyoto plage), après un riz au curry de bon matin (why not…), nous décidons de nous diriger vers le lieu du prochain festival, un peu à l’extérieur de Kyoto… Où est la chance dans tout ça, me direz-vous? Et bien au terminus du bus, nous sommes tombées non seulement sur le plus beau des temples que j’avais vu jusque là, mais en plus ce temple avait un lac superbe, sur lequel s’avançait un ponton en bois chauffé par le soleil… Je n’ai jamais de toute ma vie trouvé lit plus divin que celui-ci. Après avoir dormi quelques heures bercées par la douce chaleur de l’astre solaire (qd mm reveillées par les moines du temple qui commençait a faire les visites… oups….), quel bonheur de s’éveiller dans ce paradis où tout n’est que sérénité…Mes photos ne rendent rien de la magie de cet endroit, je gacherai tout en figeant ça sur quelques clichés, désolée. Quant au temple Daitoku-ji… Moi qui, n’étant que simple touriste, commençait à me lasser de cette architecture redondante, autant vous dire que la réconciliation a été efficace! . Une chose est certaine: je fais désormais partie du harem de la divine Kyoto…

 

p1010479.jpg

p1010517.jpg

p1010563.jpg

p1010521.jpg

p1010549.jpg

p1010551.jpg

Si le reste de la journée m’a paru un peu fade en comparaison de ce fabuleux réveil -festival du Mifune Matsuri (bateaux décorés), où on a bien passé 2h à fabuler en se demandant comment les bateaux allaient faire pour passer 3m de dénivelé à travers des pilotis pour descendre la rivière (réponse: ils ne la descendent pas, ils se contentent de faire du surplace dvt les pilotis pour qu’on puisse les voir… youpi…) et où une mamie japonaise peintre m’a tirée le portrait sans mon avis en 2min top chrono (si vous voyez un jour ma trombine ds une gallerie de Kyoto, rien d’étonnant ^^)- le hasard a encore bien fait les choses quand nous avons foulé le sol du Tenryu-ji, temple aux jardins des plus impressionants. A croire qu’aucun détail n’est laissé au hasard vu l’harmonie qui s’en dégage. L’art du jardinage élevé à son plus haut rang. Du zen à l’état naturel.

Jolie partie n’est-ce pas? Comme une impression d’avoir eu la belle en ayant déjà gagner la revanche…

 Comme me l’a dit un ami peu de temps après mon départ, il y a souvent plus à attendre de ce que l’on n’attends pas. Et ce week-end en fût l’illustration parfaite.

Ptit « mo » du jour: Shizuka= calme…

 

OosakaAa?

Il est parfois des villes qu’on ne comprend pas. Et bien pour moi, Osaka en fait partie…

Ca a beau être la troisième plus grande ville du Japon, et une des régions les plus productives au monde, une cité ayant pour principal centre touristique un panneau publicitaire reste pour moi une énigme (d’ailleurs j’aurai mieux fait de prendre en photos le nombre de jap’ qui se prenait en photo devant le panneau…). Mais quoi de plus logique puisqu’ici tout n’est que commerces et immeubles, enfin pour ce que j’en ai vu. Parfait pour sortir la nuit, mais la journée…

p1010250.jpg p1010252.jpg

Mais heureusement (tadaaaa!), Osaka a gardé quelques traces de son prestigieux passé, puisque qu’elle est notamment le berceau du Bunraku… Allez, encore un bête étrange aux consonnances peu occidentales, et pour cause: il s’agit du théatre japonais de marionnettes. Et bien comme avec Lulu on a peur de rien, et surtout de pas de s’ennuyer pdt 4h devant un pestacle dicté en japonais ancien, nous avons testé pour vous! ^^ Une quinzaine de marionnettes quasi grandeur nature, 3 manipulateurs par marionnette (le maitre pour la tête et le bras droit, et deux assistants cagoulés (font un peu peur d’ailleurs… heureusement que leurs cagoule-chapeau pointus n’étaient pas blanches…), un pour les jambes et l’autre pour le bras gauche), de très beaux décors, plusieurs « dicteurs » se relayant et surtout… des joueurs de shamisen! Ah, le shamisen… du ptit lait, mais pour les zoreilles…  Reste que 4h sans rien comprendre de l’histoire, ça reste un tout petit peu, ms seulement tout ptit peu long… ^^

Et puis Osaka, c’est aussi d’excellentes spécialités culinaires comme les okonomiyaki (sorte d’omelettes pleines d’ingrédients divers et variés) et les takoyaki (boulettes de petits morceaux de poulpe recouverts de pâte frite) , parce que comme ils disent dans l’coin  »京の着倒れ、大阪の食い倒れ » (Kyoto no kida ore, Oosaka no kuida ore) ce qui signifie en gros que les habitants de Kyoto se ruinent pour s’habiller, et ceux d’Osaka pour manger. Et pas parce que c’est cher… ^^ En photo: les fameux crabes-mécaniques géants qui servent d’enseignes et ont fait peur à Lulu, et notre séance dégustation de takoyaki, slurp!

p1010218.jpg p1010223.jpg

Et puis un ptit cadeau spécial pour une demoiselle dont je tairai le nom mais qui se reconnaitra si toutefois elle zieute le blog de tps en tps… niark niark niark… ^^ (sûre que tu l’as pas celle-ci… j’ai failli lui demander un autographe pour toi ^^) Le ptit  »mo » du jour, pour ceux et celle qui ne le connaisse pas encore: kawaii: mignon (ou comment resumer le Japon en un mot…) Bizoux à tous!!!

p1010253.jpg

PS: cet article méritait bien un post-scriptum, après s’être plongée dans l’univers d’Oosaka de nuit, avec mes nouvelles coequipières de voyage (trois françaises au NAIST, ça va leur perturber ttes leurs stat’!)… Un ptit tour dans la 4eme dimension, où les japonaises aux allures de poupées vulgaires sont si bien perchées sur leurs 15cm de talon que leur danse s’arrete à la contemplation du DJ et où leurs homologues masculins -guère plus virile d’ailleurs- arborent des coiffures de manga digne de concurencer les parures d’anciennes tribus indiennes, le tout sur fond de techno-Kitty kitsch… Mémorable.

 


mai 2008
L Ma Me J V S D
« avr   juin »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Travelling Addict |
Vadrouille en Asie |
Stef et Pat à Los Angeles |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Down under // Tu lis ce blo...
| fanny san francisco 2008-2009
| Definitivement_Nomades