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Archives pour juillet 2008

Kansai, pays des merveilles (2)…

Suite de nos palpitantes (au moins ça) péripéties dans le Kansai ! A peine revenus de notre périple dans la péninsule de Kii, direction le mercredi soir à Kyoto, veille de la parade du plus grand festival traditionnel du Japon, le « Gion Matsuri ». Et hop, tout le monde en kimono ! « Alooooors, c’est comment de porter un kimono ??? »… Lourd… D’autant plus que ce n’était pas des yukata… Pis l’animal ne se laisse pas facilement dompter : y’a l’art et la manière, surtout pour nouer le obi (merci aux collègues du labo). Par contre on comprend tout de suite pourquoi les ptites mamies japonaises se tiennent droites comme des I ! Pire qu’un corset ! Brouef… Revenons au festival : près d’un kilomètre de rues piétonnes bordées d’échoppes en tout genre et des lanternes rouges, des milliers de personnes en yukata avec des granitos couleurs fluo dans les mimines, une ambiance digne des fêtes de Bayonne (bon j’exagère, ça reste le Japon quand mm…),  rien à voir avec les précédents festivals suivis ici ! Et ça tombe bien, parce qu’on y retourne le lendemain ! (à bas les trains qui finissent à 23h !!!) 

Jeudi : parade du Gion Matsuri, avec des dizaines de gigantesques chars en lente procession, débordant à ras-bord de musiciens, danseurs, porteurs, sous un soleil de plomb… Et bien sûr beaucoup beaucoup de monde dans les rues. Du coup, la meilleure fuite pour éviter chaleur et bousculade restera le shopping, Kyoto étant la spécialiste dans les boutiques de « japonaiseries » en tout genre. Et hop, un yukata de plus… (tiens, ça me donne une idée de jeu ça…)

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Vendredi : deuxième partie de notre aventure « quand on aime Nissan, on ne compte pas » : après s’être assuré que cette fois-ci notre nouvelle location n’avait AUCUN problème de batterie, direction le nord du Kansai ! En on commence par mon coup de cœur, bien à l’abri des foules de touristes : le village d’Uji (souvenez-vous, celui qu’on a loupé une semaine auparavant entre Nara et Kyoto…vengeance, gniark !!!). Réputé pour son thé vert (sans doute le meilleur du Japon, et je confirme), mais aussi pour son célèbre temple, le Byodo-in, que tous les japonais connaissent car… au dos des pièces de 10 yens. Magnifique temple bouddhiste, qui a surtout le fabuleux avantage de posséder un somptueux musée, le meilleur jamais vu jusqu’ici, au niveau de la mise en valeur des trésors nationaux. Dommage qu’il y ait trop peu d’explication en anglais (et encore moins en « bêêêh »^^). Cérémonie du thé sencha, visite du temple, « aisu kurimu » au thé, dégustation de thé matcha, visite des ateliers de séchage ou broyage (après avoir sympathisé avec le gérant d’un magasin spécialisé), re-dégustation de thé sencha, découverte de la poterie japonaise… Une matinée parfaite pour les amateurs de l’herbe des sages. Puis on reprend notre fidèle March pour parcourir près de 80kms vers le nord, direction « le pont du ciel », Amanohashidate, côté Mer du Japon. Un des 3 plus beaux paysages du Japon. A défaut d’avoir pu en profiter le jour même (puisqu’arrivés vers 20h et que le soleil avait déjà disparu depuis un bon moment), perdu en pleine campagne nippone, nous voici atterris dans une petite gargote de trois tables où un gentil  super papi-cuisto-serveur-plongeur (mais qui ne parlait pas anglais) à bien voulu de nous. Et même mieux : nous qui avions juste commandé un plat de pâtes, nous voici avec en plus des épis de mais, de la soupe miso, du thé, des glaces, sans rien avoir demandé… D’autant plus qu’il a évidement refusé qu’on paye tout ça. Alors nous avons finalement réussi à rassembler nos euros pour lui donner une collection des pièces françaises (première fois qu’il voyait des euros), et pris une photo souvenir…  Je ne me souviens plus qui de lui ou de nous étaient les plus émus, mais nos cœurs étaient emplis d’une mélancolie commune lorsqu’il est resté, seul, nous dire au revoir sur le palier de sa porte alors que nous nous éloignions…  Une belle journée.

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Samedi : malheureusement, il est des rencontres beaucoup sympathiques , surtout quand elles vous harcèlent  à 4h du mat’ ! Merci au charmant gardien de parking qui nous a délogés à grands coups contre notre vitre de dessous notre arbre (précisons que primo, le parking faisait 20m² sans aucune délimitation ni barrière, et que secundo, les kanjis c’est pas franchement pratique pour deviner si un emplacement est payant ou pas…). Pas grave, on sera les prem’s a prendre le téléphérique pour admirer la tant réputée vue de Amanohashidate, où tout le monde, le popotin en l’air et la tête entre les jambes, essaie de comprendre comment les poètes passé par ici avant on pu voir sur cette bande de terre de 3km et de 20m de large recouverte de pin (encadrée par la mer et les montagnes) le « pont dans le ciel ». Mouais… Comme dirait Fanny, ça parait difficile sans Photoshop… On verra ça au retour, la journée promet d’être longue ! Direction Ohara, pour visiter son célèbre jardin de mousse, le Sanzen-in, et surtout passer trois plombes gaga à s’extasier devant ses ptites statues de pierres toutes potelées appelées Warabe jizo (MoOoOo, trop mimiiiii !!! Ze veux les mêmes !)  Et puis ensuite direction Hikone, côte est du Biwako, où nous avons une heure top chrono pour visiter jardins et château… Mouahaha, tu parles d’un défi, avec deux heures de sommeil et 40°C à l’ombre dans les pattes, les marches du château ont paru bien, bien longues… Pressés par le sempiternel « Ce n’est qu’un aurevoir » version nippone (donc trois fois plus lent) que nous entendons à chaque fermeture de temple ou musée (et croyez-moi, on l’a déjà entendu un bon paquet de fois, étant donné que tout ferme vers 16h30), retour à notre tuture, où pour rentrer à Nara nous avons 2h, pour une prévision « gépéaissométrique » de 3h (pour 60km… vive les limitations de vitesse au Japon… mais où sont les ronds points ???). Arrivés en retard, heureusement nous avions prévenu. Au revoir Marchie, tu nous manquera… Et pas plus tard que le lundi qui va suivre…

p1040658.jpgp1040750.jpg Rendez-vous dans quelques jours pour le dernier post de cette série « passer une semaine dans le Kansai sans vous ennuyer ! » Au fait, Le Grand Lulu dans son extrême générosité vous propose ce ptit jeu inter-post : le juste prix !!! (qui a dit copieur?) Devinez le prix de cet ensemble yukata+obi, et gagner votre yukata !!! Héhéhé, en yens évidement… ^^ Gambatte ! (Christo, Lulu n’a pas oublié ton plat de ramen, t’en fais pas ^^) p1020588.jpg

Le Kansai, pays des merveilles…(1)

Fidèle lecteur, ohayou ! Ici Lulu en direct de Nara, pour notre rendez-vous moins que quotidien mais plus que mensuel (c’est déjà ça ^^). Préparez-vous une bonne tasse de sencha pour vous mettre dans l’ambiance, et c’est parti pour mon reportage spécial ballade dans le Kansai, ou comment passer une semaine de folie au Japon… Mais avant ça, la leçon du week-end précédent, où les filles ont fait leur « blondes » !  Il fallait bien que ça arrive… Pour une fois qu’elles préparaient correctement notre voyage… Une excursion qui aurait du être parfaite: direction Uji pour goûter son fameux thé, location d’une voiture à Kyoto, le lac Biwa pour faire trempette et farniente sur les plages de sable fin, nuit à Amanohashite, un des plus beaux paysages du Japon tout à fait au nord du Kansai, puis retour en visitant Hikone réputé pour son château.   


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Oui, mais… Les dieux japonais du transport ont du se dire que ça manquait un peu de wasabi … Primo, on loupe Uji en oubliant que  « non, la JR line, ce n’est pas la Kintetsu » (NB : ce sont les noms de ces deux &µ !%* lignes de train qui font ici les trajets que nous prenons régulièrement). Adieu macha. Deuzio, on avait un tantinet oublié que le Japon est le pays des protocoles : après 2h à faire le tour des agences de location de voitures et entendre pour seule réponse « Etooo… Chottoooo… » (« heu… attendez… » ce qui correspond au « non » japonais) alors que les parking des agences regorgeaient de carrosses, on a fini par comprendre que sans réservation, ça allait être un chouilla difficile. Adieu Amanohashidate. Tertio, après s’être lourdement résignés à prendre le train pour le Biwa-ko, et avoir suivi les mauvais conseils d’un contrôleur, nous voici sur une plage caillouteuse à souhait, où malgré une eau pas franchement azur, nous pouvons enfin faire trempette pour oublier les 35° à l’ombre. Et umeboshi sur l’onigiri (ce qui revient peu ou prou à la cerise sur le gâteau version nipponne), notre divine nuit à la belle étoile s’est transformé en dix minutes de sommeil furtif du au complot pernicieux de gigantesques moustiques et d’une bande de japonaises aux voix de crecelles qui se faisait leur hanabi perso (feux d’artifices)… à 10m de nous. Youpi. Encore une chance que nous n’ayons pas en plus faché les dieux de la météo. Joli lever de soleil. 

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Seule consolation : le lendemain, que nous avons passé sur Kyoto, à visiter de nouveaux très beaux temples  (le Sanjusangen-do aux milles et une statues en or de Kannon, déesse de la miséricorde, et le Kodai-ji près de Gion, où les jardins s’étaient revêtus des bandelettes du Tanabata -fête des étoiles, où l’on suspend ses vœux sur des bambous- et où nous avons pu apprécier une jolie vue sur Kyoto, bien placés dans son jardin de bambou, bercés par les chants des cérémonies bouddhistes… mmmm…) et à découvrir, grâce à Julien (notre super allemand rencontré il y a quelques temps à la fête de la musique organisée par une assos’ francophone), un génialissime magasin de kimono&yukata (kimono d’été), où mes françaises ont passé 2h en essayage… en prévision des festivals de Kyoto approchant .   p1030478.jpg

Et maintenant, c’est parti pour notre reportage spécial « péninsule de Ki » (à savoir le sud du Kansai), en compagnie de mes 3 frenchies et de Julien qui nous a rejoint pour l’occasion… Accrochez-vos ceintures, Christelle est au volant !!! (à qui revient le « Lulu d’or » pour sa conduite de notre March automatique, à gauche, et dans le dédale nippon aux panneaux de signalisation plus qu’énigmatiques… Omedetou!!!)

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Samedi : après 4h de routes montagneuses en plein cœur de la région, arrivée à Koya-san, haut (dans tous les sens du terme) sanctuaire bouddhiste réputés pour ses nombreux temples, destination de pèlerinage privilégiée par les Japonais. Visite du Kongobu-ji (temple principal de Koya-san et centre des 3600 branches  des temples de la voie bouddhiste Shingon, aux magnifiques peintures et à l’immeeeense cuisine à en faire pâlir mes amis cuistos ^^) et du musée Reihokan dont les biens et documents parcourent 1200 ans de l’histoire de cette ville. Seule nuit organisée sur notre programmation tourisitque: celle dans le temple Fukuchiin, avec au programme onsen (source d’eau chaude), shojin Ryori (repas bouddhiste végétarien… un peu étrange au ptit déj’ la soupe au tofu…), futons conforables et cérémonie de l’aube à 6h (mantras, encens et tout le tralala). Le bonheur ! *Lulu, premier mouton à avoir assisté à une séance de méditation bouddhiste au fin fond du Kansai*

  img0978.jpg Dimanche : après notre réveil matinal, direction le tour des temples de la ville, noyés dans une brume de rosée et d’encens. Avec notamment Danjyo-garan, complexe de plusieurs édifices (le Kondo, le Mie-do et le Konpon-daito dont la structure rouge vif mi-cylindrique mi-carrée à deux toits protège un intérieur présenté tel un mandala en 3D), puis l’Okunoin, promenade longeant plus de 200 000 tombeaux (rien à voir avec nos cimetières glauques) aux résidents plus ou moins célèbres et menant au mauzolée de Kukai (encore un nom bizarre… et c’est pas fini, gniark ! ^^), lieu sacrée de nombreux pélerins. Petite anecdote amusante : le grand « jeu » local sur cette promenade est le Mizu-muku-jizo, qui consiste à asperger à grand coup de cassolettes remplie d’eau la caboche de la vingtaine de jizo (imaginer des grands schtroumph se prenant pour des dieux) alignés… par 40° à l’ombre, je plussois… Après ça, direction la côte ouest de la péninsule, où se trouve la ville de Wakayama célèbre pour ses poteries, pour la visite de son château (encore une copie de l’original due à la WW2, grrrrrr…) qui possède une sacrée collection de vestiges du temps passé (armures, casques, arcs, calligraphie, etc.) et une jolie vue sur la ville entourée de montagnes. Sympathique rencontre avec deux ptits vieux qui tenait un bris-à-brac et qui nous ont offert des souvenirs. On repart, arrivée à Shirahama, et ces plages de sables fin… le Pacifique, le vrai ! Bains de minuit et hanabi, sento histoire de se rincer un peu, nuit à la belle étoile… et début de la guerre contre les moustiques…

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Lundi : vite vite vite, programme chargé ! (Facile de se lever tôt quand le soleil pointe le bout de son nez à 4h30 et que la croissante exponentielle de la température vous transformerait rapidement un Lulu en méchoui ! ^^)  Retour dans les terres, à Hongu, pour une ballade express sur un des nombreux chemins classés au patrimoine mondial de l’Unesco (remarquez, ici c’est plutôt le fait de ne pas être classé qui est remarquable…), sentiers étroits et rocailleux en pleine montagne et forêt, bordés par des ruisseraux, qui relient une vingtaine de petits temples.  Après une vivifiante frayeur dans le taxi qui nous montait aux sentiers face à un japonais qui devait trouver que « conduire à droite, c’était pas si mal sur une route de 2m de large », direction Nachi pour le festival du feu… ou ce qu’il en restait. Des bouts de charbons, 1h après le défilé. Tant pis, le temple et la cascade était chouettes. Retour de la vengeance du dieu des transports, et début de panne de batterie, où bien entendu le vocabulaire manque sérieusement pour se faire aider par les autochtones qui ne pipent mot d’anglais. Après 2h de galère à râler (relant français) contre Nissan et un ptit coup de pince croco, direction dodo à Kumano, sur une plage qui aurait pu être encore plus idyllique sans les murailles anti-tsunami qui la bordent (idem pour la première trouvé ici d’où on s’est fait jetés par les ptits vieux du coin, un grand moment T_T)… et les moustiques… encore…jusqu’a nous piquer sur la bouche et les paupières! Menfin… Une plage pour nous seuls, la lune et les étoiles. Et mon royaume pour une moustiquière. 

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Mardi : toujours plus tôt, encore plus tôt ! Le temps de remballer nos clics, nos clacs et les restes du feu d’artifice fait la veille, on se redirige légèrement vers l’intérieur pour aller faire une mini-croisière dans les gorges de Doro-kyo… Wouuuuuuuuu !!! Une eau émeraude, des cascades tous les 100m et des falaises qui donnent des envies de plongeons… A défaut, on a au moins pu mettre nos pattes dans l’eau. A peine le temps d’en profiter, direction Matsusaka, où notre seul repos sera le onsen fait en fin de soirée : peu de choses à voir, panne de voiture qui s’éternise, pas moyen de trouver un resto qui servent le fameux bœuf de la ville (comparable selon les dire à celui de Kobe). Une bonne rencontre tout de même avec un gardien de temple qui nous offert des pinces croco après s’être démené à expliquer à Nissan qu’il fallait nous dépanner (puisqu’en anglais ils ne nous prenaient pas au sérieux), pendant que nous nous reposions dans son ryokan climatisé. Pas envie de s’éterniser ici, direction Ise-shima pour profiter du lever du soleil  sur un des plus beaux paysages du Japon.  img1395.jpg

Mercredi, dernier jour de location : dormir dans la voiture n’a pas suffit à éloigner nos amis buveurs de sang. Qu’importe, nous voici fin prêts à admirer l’aurore au Meoto-iwa, les « rochers mariés » au pieds dans l’eau de la ville de Futamigaura. L’un de ses rochers est sensé être mâle, l’autre femelle, reliés par une corde tressée -changée tous les ans à l’occasion d’une cérémonie shinto donné par le temple de la grenouille (toujours pas celui dédié au mouton, je rage….) en face- et aurait donné naissance au Japon, selon la mythologie shinto. Sans doute divin par ciel dégagé… Vilains nuages ! Après ce petit tour dans la péninsule aux paysages où « oui, toi aussi, tu peux te prendre pour Yann-Artus Bertrand ou Nicolas Hulot », retour tranquille sur Nara… img1545.jpg

Au bilan : environ 400 kms parcourus en 4 jours, une 20taine de temples et châteaux, plus de 200 piqûres (le moustique d’or revient à Julien qui en a eu plus de 100 à lui seul), 2 plages à la belle étoile, 5 pannes de batterie, 10h de sommeil, un millier de photos, et des souvenirs plein la tête d’un autre Japon, loin des villes bétonnées et du stress urbain. Place à l’entracte, avant la deuxième partie de ce post et cette semaine « sugoiii »…  (un ptit Mo s’impose : Ka= moustiques…) 

Kobêêêh? Plutôt meuh!

Désolé mon ptit Lulu, mais cette visite de Kobe le week-end dernier était placée sous le signe bovin, pas de place pour les blancs moutons! Promis, le prochain post sera le tien…

D’ici là, laisse-moi te conter un peu ce périple… Dame Kobe, nonchalament installée sur la pente méridionale du mont Rokko à l’ouest de la baie d’Osaka, la tête dans les nuages et les pieds dans l’eau. Moins de 15 ans pour ce refaire une beauté, et pas des moindres! Lifting réussi! ^^

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Kobe la cosmopolite. A peine arrivés, nous voici projetés via le « loople bus » dans le quartier nord de Kitano, célèbre pour la conservation de ces vieux édifices occidentaux, en passant de la synagogue à la maison traditionnelle hollandaise. Quel intérêt me direz-vous, d’aller voir une maison française au Japon? Aucun, juste une once de fierté de voir nos amis nippons s’extasier devant l’architecture européenne. Et non loin, caché derrière un tori rouge et une cinquantaine de marche en pierre, un joli petit sanctuaire shinto, dédié au Boeuf, où se préparait une cérémonie de mariage. Taureau ascendant Boeuf, c’est le moment de mon entrainement aux rituels de prières! Un truc du genre « Cling, Dilindiling, Tap, Tap, …, Tap ». Sensé être l’Esprit du travail… J’en aurais bien besoin…^^

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Kobe champêtre. Direction le parc botanique en sommet de montagne, après une courte halte aux chutes de Nunobiki. « Shin-Kobe Ropeway! Accrochez vos ceintures! » Pour avoir une vue d’ensemble, rien de mieux que le téléphérique! Et pour une fois, une ville qui semble a taille humaine, dont on peut s’imaginer les limites. Arrivés au sommet, bienvenue au paradis des senteurs! Musée olphactif autour des fleurs et des épices du monde (miam!), jardin botanique méticuleusement composé et entretenu-comme ts les jardins japonais-, salle de concert au sommet toute de bois et baies vitrées vêtue et une vue imprenable sur la fourmilière quelques centaines de mètres plus bas. Immanquable s’il vous prend l’envie (un jour un jour ^^) de poser vos petons a Kobe.

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Kobe la chinoise. Nankin-machi, un des quartiers les plus célèbres de Kobe: sa Chinatown. Criard, tapageur, ms tellement vivant! Du magasin à « chinoiseries » aux nombreuses échoppes proposant une moultitude de spécialités culinaires, un ptit aperçu de la Chine vue par le Japon. Ca tombe bien, il est 4h, parfait pour un encas « brioche vapeur farcie au porc »!(histoire de changer des patisseries a la pate de haricot rouge… mes préférées ^^) 

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Kobe maritime. La nuit commence déjà à tomber lorsque nous arrivons au port, plein sud-est de la ville, face à l’océan Pacifique. Petit détour par le mémorial du tremblement de 1995 où un morceau de ponton en miette et aux lampadaires tordus témoignent du terrible séisme durant lequel près de 6000 personnes ont péri. C’est l’heure où la ville s’illumine -notamment la tour du port (en rouge) et le musée de la Marine (sorte de navire futuriste)- et où les bateaux touristiques déchargent leur cargaison journalière (dont un spécialement kitsch d’où l’on s’attendait à voir sugir Jack Sparrow ^^).

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Kobe la gastronome. Ahlala, je vous l’avais promis, vous l’aurez voulu! Kobe a beau être réputée pour son port et son jazz, le plus beau trésor que protège cette ville se trouve dans l’assiette! Enfin plutôt dans le pré… Des boeufs nourris à la bière, et massés régulièrement de façon a attendrir la viande. Encore meilleur que celui de Miyazaki, qui était déjà mieux que tous ceux testé en France. Du beurre pour le couteau, et pour la langue aussi… Surlecuttée. Comment une viande peut-elle être fondante? 500g de bonheur, 10 min payées à prix d’or -qui parait dérisoire vu la qualité de la viande (au restaurant Mon à Ikuta, 30€ le repas -et en plus on a eu droit a du VRAI pain avec du VRAI beurre! ^^). Demo… il parait qu’un autre boeuf d’une région voisine surpasserait celui de Kobe (vois pas trop comment…). Ca tombe bien, on y sera dans deux semaines ^^

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Kobe la festive. Une fois n’est pas coûtume, on s’était organisée pour trouver un endroit où dormir. Un vrai ryokan, sorte d’auberge traditionnelle japonaise -parfois de jeunesse, d’où leur bas prix (et quelques cafards aussi ^^). Hummm, un vrai dodo dans un futon confortable… Parfait pour les rencontres improvisées (3 étudiants japonais en architecture en conférence à Kobe pour la journée), et un ptit tour « by night » dans le quartier de Sannomiya (au centre). Jamais vu autant de quarantenaires à cuver sur les trottoirs à 11h du soir…

Dimanche matin: adieu (que dis-je! à bientôt!) Kobe, direction Himeji, une 5Otaine de kms plus à l’ouest-et oui, ça coûte pas cher les trains par ici ^^. Un petit miracle (?) pour que son château, le Himeji-jo (ou Hakuro-jo, « château du Héron blanc » en raison de se structures en bois et ses murs blancs) soit encore debout alors que la ville a presque été totalement détruite lors de la WWII -au même titre que Kobe d’ailleurs. C’est sans doute, et de loin, la plus belle forteresse du pays (en comparaison avec le Oosaka-jo, entièrement refait, que nous avons qd mm fini par visiter! Et oui! Que de miracles!^^). Plusieurs shogun se sont succédés pour sa conservation, ainsi que de nombreuses familles de samouraïs. D’autant mieux conservée qu’elle n’a jamais été attaquée tant elle parait invincible! (Pas fous ces japonais…) Himeji-jo est aussi un excellent exemple du mode de vie « à la samouraïs », alliant une structure défensive imprenable pourtant élégante à de splendides espaces verts… (l’antithèse du château-fort). Près du château sont aussi entretenus 9 très beaux jardins japonais, rassemblés dans le Koko-en, conservant sur plus de 3 ha les techniques de jardinage de l’époque Edo (1600-1860 pour ceux qui aurait oublié ^^). Parfait pour une pause « cérémonie du thé » dans la chashitsu (tea ceremony house) du parc: au menu, patisserie japonaise et matcha -thé vert japonais.

3h de train, et nous voici de retour au NAIST… Encore un week-end dans le Kansai fort fort agréable ^^. Plus que deux mois… Comme une épée de Damoclès. Comme partagée entre l’envie de rallonger mes « vacances », et celle de transformer tous mes souvenirs de France de nouveau en réalité. D’ici là, encore plein de rencontres et ballades en perspective! Demain direction le Lac Biwa, Uji, Hikone, Amanohashidate…avec Lulu aux commandes! Même les moutons ont besoin de vacances, y’a bien que mes collègues japonais pour s’en passer ^^ Rendez-vous la semaine prochaine!

 Le ptit « mo » du jour: « yasumi »= les vacances… ^^


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